Mon expérience Facebook

Surprenant tout de même. J'ai longtemps dit que je ne comprenais pas Facebook. Et maintenant je compte "tout" y faire.

Je voulais dire que je ne comprenais pas (et j'ai encore de la difficulté à comprendre) ce que les gens y font présentement. Histoire de génération, de situation personnelle et de personalité.

Mais j'ai aussi observé, comme tous, l'évolution absolument remarquable de cette plateforme qui est en passe de devenir la première destination www. Déjà Facebook est pratiquement ex-aequo avec Yahoo! et se rapproche de Google qui domine.

Mais 350 millions d'utilisateurs ne m'auraient pas tenté de laisser la blog conventionnel, le micro-blog et les réseaux tout-de-même-un-peu-sérieux comme linkedIn. Ou pire encore, de fragmenter l'intégration de mes interactions courriel.

Mais il y a d'importants signes précurseurs de consolidation.

Facebook Connect

Juste histoire de mémoire — 60 millions d'utilisateurs selon le Washington Post; MySpace adopte Facebook connect (!!!); Yahoo! adopte Facebook Connect.

Facebook Connect a été lancé il y a à peine 1 an, jour pour jour. Au même moment que Google. Or vous connaissez quelqu'un qui utilise google connect (ou google social).

Facebook connect c'est le début de la possibilité d'avoir un identifiant authentique parce que, pour le moment du moins, les utilisateurs de Facebook ont un incitatif à utiliser leur véritable identité. L'expérience facebook n'est pas la même si vous utilisez un ou plusieurs pseudonymes, ce qui était pourtant la modalité dominante il y a quelques mois…

Facebook connect est un signe énorme. D'abord d'une grosse bagarre remportée par la plateforme qui a le vent dans les voiles. Mais surtout parce que ça pourrait accélérer la consolidation du web. Un connecteur unique va faire en sorte que bien des gens vont se demander pourquoi utiliser des tas d'identifiants/mots de passe. Puis pourquoi utiliser des tas de services tout court.

La puissance de la plateforme

Outre la pression du nombre (j'en reparlerai) et celle de la facilité (on Facebooque en moins de 2) il y a la puissance de la plateforme. On peut créer des listes, des groupes et des pages, on peut cibler des contenus à tous, a des groupes, à des sous-ensembles disjoints (un billet sera vu par tous les étudiants du cours de eMarketing, mais pas ceux des années précédentes) ou à des individus particuliers. On peut gérer les notifications pour qu'elles soient acheminées par courrier ou SMS. Sur pratiquement tout ou sur absolument rien.

L'éventail des possibilités est remarquable. Complexe et souvent mal foutu et avec des choses qui énervent ou effraient ou déroutent. Mais vraiment remarquable.

Il y a Wave à l'horizon. Mais voilà. À l'horizon. Alors que Facebook est ici, maintenant.

Mais il y a aussi des doutes. L'éthos Facebook, c'est la camaraderie. Je me suis fait dire par pratiquement tous que quand on va sur Facebook, c'est pour se détendre, pas pour travailler.

Pas si sûr. Déjà, en quelques jours, parti de rien, Facebook est devenu utile pour favoriser le travail avec mes étudiants.

Alors voilà. Mes billets publics seront écrits à partir de Facebook et visibles sur "mon site web" dans la colonne de droite. Certains seront poussés sur Twitter. Je vais inviter mes contacts professionnels à se connecter via Facebook (progressivement, pour pouvoir les intégrer dans des listes de contact.).

Je ne comprends pas vraiment ce que les gens font sur Facebook, mais je parie comprendre ce qu'ils y feront.

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