Indice du Commerce Électronique

Je participe ce matin au dévoilement des derniers résultats de l'enquête sur l'Indice du Commerce Électronique au Québec, une activité organisée par le CEFRIO.

On me permettra de formuler un commentaire. En bref — nous savons maintenant que les ventes enLigne progressent de manière prévisible. Elles représentent un petit pourcentage des ventes totales (disons 3.5% aux USA — je pointerai vers les résultats de l'ICE lorsqu'ils seront publics). Elles satureront à un niveau un peu plus élevé, mais qui ne sera pas spectaculaire.

Par contre, on observe une transformation rapide et profonde du "cyberespace". Je ferai l'obligatoire distinction entre Web 2.0 (une évolution technologique) et Web social (une évolution de société) avant de faire remarquer que nos sociétés reposaient sur l'agriculture et les matières premières au siècle dernier. Puis sur l'industrie manufacturière jusqu'à il y a 25 ans. Puis sur les services qui comptent maintenant pour plus de 60% de l'activité économique mesurée.

Il est clair que l'Internet ouvre la voie à d'autres activités. Il y a une réalité derrière le vocable "économie du savoir". 

Deux écueils majeurs. D'une part, les laissés pour compte qui ne trouveront pas leur avantage dans ces nouvelles activités. D'autre part la difficulté de mesurer ces activités virtuelles. 

Nos gouvernements sont à travailler à la relance d'une économie à bout de souffle en investissant massivement dans des infrastructures dont on ne sait pas vraiment si elles correspondront aux besoins de demain (bon, en fait pas lieu de trop s'inquiéter — les chiffres absolus donnent le vertige mais les efforts relatifs demeurent, heureusement, modestes).

Bref, il y a ce défi de "valoriser" de nouvelles activités. Tout en gardant à l'esprit que jusqu'à présent, les efforts de monétisation n'ont pas atteint leurs objectifs.

Nous sommes à un carrefour.

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